La volonté politique vise à placer le salarié au cœur de son parcours professionnel, à le rendre compétent et capable de s’adapter aux évolutions de poste, voire aux changements de poste ou de métier. On parle donc de sécurisation du parcours professionnel. Alors, c’est quoi le CPF ? Parmi d’autres mesures, le Compte Personnel de Formation (ou CPF) est entré en vigueur en janvier 2015, et a remplacé le Droit Individuel à la Formation (DIF). Avec le CPF, chacun, depuis son entrée dans la vie active jusqu’à sa retraite, dispose d’un compte de formation pour se qualifier et développer ses compétences à tout moment.

En quoi le CPF tient-il ?

Que la personne soit dans l’emploi ou demandeur d’emploi, son compte lui appartient et l’accompagne dans son parcours professionnel. Ainsi, chaque personne entrant sur le marché du travail, s’il a au moins 16 ans, se voit attribuée un Compte Personnel de Formation. Cela se fait dès 15 ans pour un apprenti. Ce compte est crédité en heure tout au long du parcours professionnel de son titulaire. En situation d’emploi, chaque année travaillée à temps plein donne droit à un crédit de 24 heures, et ce jusqu’à obtenir 150 heures au terme de 7 ans et demi. Pour un travail à temps partiel, le montant est proportionnel aux temps travaillés, sauf convention collective plus favorable.

 

Que faire de ce crédit ?

Le CPF permet de profiter d’une formation afin d’obtenir le socle de formation et de compétence, ou de bénéficier d’un accompagnement à la VAE (Validation des Acquis Professionnels). Il permet aussi d’obtenir tout ou une partie d’un diplôme par la prise en compte des expériences professionnelles. Enfin, il consiste à délivrer une certification parmi celles proposées dans les listes élaborées par les partenaires sociaux, les régions ou l’Etat. Dans le cas où le créditeur d’un compte n’est pas suffisant pour un projet quelconque, il est possible de trouver d’autres sources complémentaires, on appelle cela l’abondement.